Dernier numéro

Cinéma de re-montage, n° 34-36, automne 2016 / printemps 2017

Suppléments en ligne

René Vautier se raconte, par Nicolas Pluet et Thierry Lauthelier, 2015(01/16)Entretien avec René Vautier Afrique 50, par François Bovier et Cédric Flückiger(10/15)Entretien d'Olivier Barlet avec René Vautier (1998)(10/15)Un son suivi des yeux – Entretien avec Tobias Madison par Jeanne Graff (10/14)Le défi de la performance pour l’image en mouvement (à propos de Mara Mattuschka), par Christa Blümlinger(03/13)Voir tous les articles

Rubrique Suisse

Archives (11)Compte rendu (DVD, livres) (18)Critique de films (69)Entretiens (12)Festival (33)Politique et institutions (12)Voir tous les articles

Anciens numéros

Séries télévisées contemporaines, n° 32-33, printemps 2016Education au cinéma, n° 31, automne 2015René Vautier, n° 29-30, printemps 2015Arnaud Desplechin, n° 28, automne 2014Drones, cartographie et images automatisées, n° 26-27, printemps 2014Werner Herzog, n°25, automne 2013Le doublage, n° 23-24, printemps 2013Cinéma élargi, n° 21-22, hiver 2012Dossier: Peter Watkins, n°20, printemps 2012Autour d'Elephant de Gus Van Sant, n°19, automne 2011Mario Ruspoli et le cinéma direct, n°18, printemps 2011Les abîmes de l'adaptation, n°16-17, automne 2010Raoul Ruiz, n°15, automne 2009Cinéma et migration, n°14, printemps 2009Anna Sanders Films, cinéma et art contemporain, n° 13, automne 2008Fredi M. Murer, n° 12, printemps 2008Terrence Malick, n° 11, automne 2007La trilogie de Dieu de João César Monteiro, n° 10, printemps 2007Le monde de Star Wars, n° 8-9, automne 2006Stephen Dwoskin, n° 7, printemps 2006Train et cinéma, n° 6, automne 2005David Lynch, n° 4-5, printemps 2005Hitchcock côté cour, n° 3, printemps 2004Le hors-champ, n° 1-2, automne 2003

Entretien avec Kim Seob Boninsegni

Auteur: 
Lavoyer

 

Entretien avec Kim Seob Boninsegni


Par Charlotte Bouchez et Tristan Lavoyer

 

Kim Seob Boninsegni vit et travaille à Genève. Son travail entrecroise différentes pratiques artistiques, et nous l’avons rencontré dans son atelier pour discuter avec lui de son choix d’investir davantage la production cinématographique avec son film Occupy the Pool (2015). Dans cet entretien, nous avons cherché à dégager les spécificités de son approche du cinéma, basée sur une position initiale d’extériorité par rapport à ce domaine. Notre démarche a consisté à questionner l’impact des conditions de production tant sur le film lui-même que sur des aspects plus informels qui constituent la genèse d’un tel objet.

 

Décadrages  – Peux-tu nous décrire le parcours qui t’a amené à t’intéresser plus spécifiquement au film ?

Kim Seob Boninsegni – Mon parcours est un peu étrange. S’il est redevable à beaucoup de disciplines, c’est avant tout l’écriture qui m’a poussé à entrer à la HEAD en cinéma en 1997. A cette époque, la vidéo était le médium roi et en parallèle j’avais un travail alimentaire au Centre pour l’Image Contemporaine de Genève. Une des tâches qui m’avait été confiée consistait à visionner les vidéos de leur médiathèque pour en relever la durée et quelques autres critères. C’est à ce moment que j’ai eu mes premiers contacts avec la vidéo d’art et son univers souvent étrange. Cela a probablement eu une incidence sur mon parcours, puisque à la fin de la première année en cinéma je quittais cette section pour celle des arts visuels. J’y rencontrais Dominique Gonzalez-Foerster qui fut ma professeure à Genève puis au Palais de Tokyo à Paris et qui contribua à enrichir ma vision de ce monde interstitiel entre cinéma et art contemporain.

         A la suite de cette période, l’intérêt général pour les nouvelles technologies et la vidéo d’art déclina et ma pratique devint plus plasticienne jusqu’en 2010. A partir de ce moment, on me proposa de créer un spectacle avec Marie-Caroline Hominal au Théâtre de l’Usine et cette nouvelle expérience me fit renouer avec la mise en scène. Deux autres spectacles suivirent, une performance et une chorégraphie, et mon regain d’intérêt pour le cinéma se concrétisa par ce projet de film.

 

As-tu écrit un scénario pour le film ? Ou te basais-tu davantage sur le canevas à partir duquel tu laissais une place à l’improvisation ?

L’accès au cinéma (surtout de fiction) pour les artistes dits « plasticiens » est complexe, voire par certains aspects absurde. J’en discutais dernièrement avec une artiste embarquée elle aussi dans un projet long. Pour présenter nos projets auprès de commissions afin d’obtenir des financements, nous devons très souvent...

[A]