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Locarno 2010: Hommage à Philippe Parreno

Comment faire d’un artiste contemporain un auteur de cinéma ? L’hommage de Locarno à Philippe Parreno

 

 

par Nicolas Brulhart

 

 

 

"Le filmique nous passionne, mais le filmique ce n’est pas seulement le film, comme le romanesque ne peut pas être réduit au roman."

(Philippe Parreno, 2001)

 

 

 

L’édition 2010 du Festival international du film de Locarno a rendu hommage à l’artiste contemporain Philippe Parreno en proposant une rétrospective partielle de ses films. A l’occasion de la discussion publique organisée par le festival entre Philippe Parreno et Hans Ulrich Obrist, le curateur et actuel directeur de la Serpentine Gallery de Londres, Olivier Père, le nouveau directeur du festival, a introduit l’artiste en qualifiant la bande-annonce d’Invisible Boy (2010), le nouveau projet cinématographique de Parreno, comme comptant parmi les "plus belles images de cinéma qu’on ait pu voir cette année au festival".

 

Le travail de Parreno est ainsi présenté sans tenir compte des problèmes divers que peut poser la spécificité de sa provenance: en l’occurrence, le milieu de l’art contemporain. L’attitude décomplexée de la direction vis-à-vis d’objets qui ne correspondent pas au format du cinéma d’auteur est justifiée par Olivier Père dans l’éditorial du Pardo News, le journal quotidien du festival. Pour expliquer les "transformations" que subit le cinéma contemporain, le directeur artistique lui applique la notion générique de "transgenre". Ce terme est une occurrence de plus dans la série des définitions soulignant l’"impureté" du cinéma. La notion de genre ne s’applique plus dans ce cas à la forme du film, à une série de codes dans lesquels il s’inscrit (film noir, comédie, film d’horreur…), mais elle s’attache plutôt à définir les contaminations réciproques, les échanges entre le milieu du cinéma d’auteur et d’autres types de productions culturelles – dans ce cas particulier, celles de l’art contemporain. Ainsi présentée, on pourrait supposer que la question du "genre" au cinéma se déplace de la définition d’un code à la question du dispositif dans lequel les films s’inscrivent. C’est alors le dispositif qui deviendrait le code, pour ainsi dire.

 

 

 

 

 

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