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NIFFF 2009: dixième édition

Auteur: 
Landry

NIFFF 2009

 

 

La dixième édition du Festival international du film fantastique de Neuchâtel

 

par Freddy Landry

 

 

 

Né en Suisse francophone dans une ville qui compte un peu plus detrente mille habitants – le double avec sa banlieue –, le "Neuchâtel International Fantastic Film Festival" (NIFFF) fêtera sa dixième édition en 2010 (après des débuts en 2000 avec relâche en 2001). Projet utopique il ya dix ans, le festival est devenu aujourd’hui une manifestation reconnue. Lors de la première édition, 5000 places furent vendues au cours d’une manifestation ayant coûté un peu plus de deux cent mille francs. En 2009, dans le triplex de l’Apollo, au théâtre du Passage et en Plein Air, 22'000 places le furent grâce à un budget d’un million et 400'000 francs environ. Locarno 2009 annonce 160'000 entrées pour un budget d’un peu plus de 11 millions. Le rapport budget/siège du NIFFF est ainsi de presque cinquante francs en 2000 et d’environ soixante en 2009, alors que Locarno 2009 s’approche de septante. Le NIFFF semble s’être d’emblée inscrit dans des normes helvétiques.

 

Dès la première édition, la volonté de présenter le fantastique sous plusieurs angles se manifeste, allant du gore pur et sans humour, avec son rouge qui n’a rien à voir avec le sang et ses excès de violence gratuite, jusqu’à la suggestion poétique des surréalistes en passant par l’humour, l’étrangeté, la provocation et la discrétion de récits conventionnels. On évoque le "cinéma de genre", mais il est difficile d’éviter la notion d’auteur, même si le réalisateur est parfois remplacé ou associé au scénariste, au producteur ou au responsable des effets spéciaux.

L’édition 2009, du 30 juin au 5 juillet, offre une centaine de projections, rencontres diverses, séminaires (comprenant des Ouverture et Clôture avec discours), Open Air, compétitions de longs et de courts métrages européens avec désignation de candidats uniques au Méliès européen, compétition asiatique et de courts métrages suisses, rétrospective William Castle – illusionniste visionnaire, une "Catégorie III, cinéma de l’excès et de la subversion", des sueurs froides en découvrant le cinéma de genre scandinave contemporain, une approche de "L’étrange selon Shinji Aoyama" (voir dans ce numéro, l’article d’Alain Boillat), un "spécial Screenings", un "made in NE" et enfin un symposium "Imagine the Future".

 

Le cinéphile le plus acharné arrivera à suivre cinq ou six projections ou manifestations par jour, le tiers de l’offre. Le curieux qui se satisfait de trois visites quotidiennes, assistera à une quinzaine de séances. Choix est ici fait de s’arrêter sur les sueurs froides provoquées par le cinéma scandinave.

 

Dans la revue en ligne, nous prenons également en considération l’Open Air destiné au grand public, la censurequi sévit à Hong-Kong (voir la "catégorie III"), la place du court métrage et la vitalité des séries télévisées.

 

Pour aborder la première décennie d’un festival destiné à perdurer, nous avons conduit des discussions avec Olivier Müller, fondateur et ancien président du NIFFF, Anaïs Emery, cofondatrice et directrice artistique, Pierre-Yves Jeanneret, cofondateur et actuel président, ainsi que Mathieu Béguelin, trait d’union entre films et invités, films et spectateurs. Parallèlement aux collaborateurs rémunérés, quelques dizaines de bénévoles assurent aussi le bon fonctionnement du festival.

 

 

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