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Cinéma de re-montage, n° 34-36, automne 2016 / printemps 2017

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NIFFF 2011 : le gore, d’un mode de représentation à son institutionnalisation

Auteur: 
Bono

NIFFF 2011 : Le gore, d’un mode de représentation à son institutionnalisation

par Julien Bono

Pour cette édition 2011, le Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel a décidé de consacrer son « cycle rétrospective » à un
sous-genre bien particulier du cinéma fantastique/d’horreur : le gore. Pour revenir sur cette facette sanglante de l’histoire du cinéma, trouvant ses racines entre autres dans le Théâtre Grand-Guignol et devenue aujourd’hui une composante habituelle du cinéma dominant, la direction artistique du festival a décidé de segmenter le cycle en trois parties : un retour aux « prémisses du genre » retraçant une esthétique du sang, des « expérimentations de Méliès au meilleur du fantastique gothique des 50’s » ; la section « Le seigneur du gore » articulée autour du travail de Herschell Gordon Lewis (invité du festival) ; et finalement un axe intitulé « le cinéma de la pure sensation », regroupement hétérogène de quinze films formant le panthéon du splatter. A cette sélection s’ajoute celle effectuée par Eli Roth, invité d’honneur du festival et lui-même réalisateur de néo-splatter 3, dans le cadre la Carte Blanche qui lui a été offerte ; l’occasion de proposer un regard contemporain quant à la postérité du (sous-)genre. Cette volonté d’offrir un parcours historique linéaire et pointu, se matérialisant clairement dans le catalogue officiel du festival, est cependant rendue problématique par son agencement horaire obéissant aux contraintes logistiques du festival. Cette rétrospective est l’occasion pour nous de revenir sur ce sousgenre horrifique peu traité dans la littérature francophone, d’en questionner les définitions et d’explorer et interroger les pistes données par la programmation du festival. Nous choisissons de suivre la structure historique donnée par celui-ci pour aborder ainsi les racines du gore, l’oeuvre d’Herschell Gordon Lewis, et le gore en tant que sous-genre du cinéma d’horreur. Nous apporterons enfin un regard critique quant aux choix du festival et quant à la postérité du gore dans la production cinématographique contemporaine.

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