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Abdellatif Kechiche, n° 43, printemps 2020

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Rubrique Suisse

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Raoul Ruiz, n°15, automne 2009

<i>Tres Tristes Tigres</i>, fourchelangues et contes à rebours

Auteur: 
Bovier

Le premier long métrage de Raùl Ruiz, Tres Tristes Tigres, est considéré comme l’une des œuvres fondatrices du nouveau cinéma chilien; parallèlement, ce film est investi comme un geste inaugural dans l’établissement d’une esthétique baroque au cinéma, caractérisant l’œuvre de maturité du cinéaste chilien, exilé en France. Cet article interroge la mise en jeu d’une logique baroque dans Tres Tristes Tigres, en la confrontant au mode du réalisme merveilleux auquel Ruiz adhère ici visiblement.

De Proust à Ruiz, reconnaissance dans <i>Le Temps retrouvé</i>

Auteur: 
Freudiger

Cet article aborde le film Le Temps retrouvé sous l’angle d’une question bien particulière, celle de la reconnaissance. Problème central chez Proust, la reconnaissance – l’action d’identifier et d’unifier un être en conjugant des traits physiques, toujours fuyants, et un nom propre, qui toujours déborde la personne – est déclinée, chez Ruiz, sous diverses formations: sans être au cœur du film, elle noue pourtant d’une manière particulière l’acteur, le personnage, la scène et le spectateur, entre difficulté à faire coïncider et rapport à la représentation, au fixe et à la mort.

Entretien avec Raoul Ruiz

Auteur: 
Bovier
Auteur: 
Fluckiger
Auteur: 
Oesterle

L'entretien que nous a accordé Raoul Ruiz est pour lui l'occasion d'effectuer un retour sur son parcours et d'évoquer la part plus récente de son travail, marqué par des productions chiliennes encore invisibles sous nos latitudes.

L'écran baroque

Auteur: 
Bégin

Le qualificatif "baroque" est fort commode pour quiconque tente d’expliquer le cinéma de Raoul Ruiz. Des récits labyrinthiques aux falsifications narratives, en passant par quelques bricolages scéniques ostentatoires, les films de cet exilé chilien empruntent apparemment tant au style qu’à la sensibilité de l’art et de la littérature baroques. Mais au-delà d’une simple iconologie appliquée ou de l’inévitable recension générique que ce cinéma de l’excès semble exiger, les films de Raoul Ruiz exposent principalement un baroque de nature ludique.

Le tableau vivant chez Raoul Ruiz, ou l'extension de la perception

Auteur: 
Robert

Le cinéma de Raoul Ruiz est parcouru d’un motif majeur: le tableau vivant. Cette pratique (qui avait cours au XIXe siècle et qui consiste à faire incarner des compositions célèbres par des figurants immobiles, tenant la pose) trouve dans le cinéma de Ruiz une actualisation particulière. Chacune des ressources esthétiques du motif y est explorée: sa valeur de "simulacre", de "paragone", de "réincarnation", mais aussi et surtout de dispositif de regard.

Trois vies et un seul cinéaste (Raoul Ruiz). Des récits singuliers qui se conjuguent au pluriel

Auteur: 
Boillat

Cet article examine comment les films de Ruiz se démarquent des règles traditionnelles du récit héritée du roman réaliste pour développer, avec une jubilation ludique évidente, une esthétique du foisonnement et de la digression. En partant d’un texte du cinéaste qui constitue une diatribe contre la notion de "conflit central", nous envisageons les particularités des "palimpsestes" narratifs de Ruiz qui multiplient les pistes de l’intrigue, superposent à l’image une bande-son décalée, déclinent des motifs figurés de manière répétitive ou cyclique et explorent des possibles.

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