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Palombella Rossa (Nanni Moretti, 1989)

Auteur: 
Oesterle

LOCARNO 2008: RETROSPECTIVE NANNI MORETTI

 

 

Palombella Piazza

 

par Raphaël Oesterle

 

 

Le public locarnais a pu redécouvrir sur l’écran géant de la Piazza Grande le classique Palombella Rossa (1989) de Moretti dans des conditions optimales grâce à une copie retirée pour l’occasion –fait d’autant plus remarquable que ce film n’est actuellement toujours pas disponible en dvd. Cette projection n’a fait que confirmer son statut de film phare, d’une actualité encore et toujours (plus que jamais ?) brûlante. Avec le temps, Palombella Rossa s’impose de plus en plus comme la pierre angulaire de l’édifice morretien, récapitulant nombre de motifs chers au cinéaste, que ce soit l’engagement politique et son deuil, un rapport au corps tendant vers le burlesque sans y céder pour autant, ou l’ancrage dans la biographie de son auteur. Le public de la Piazza ne s’y est pas trompé, lui réservant un accueil des plus chaleureux, ce qui laisse penser que nombreux étaient ceux qui, privilégiés, se confrontaient à cette oeuvre pour la première fois. Deux éléments se dégagent de cette nouvelle vision du film.

 

En premier lieu, le rapport particulier qu’entretient Nanni Moretti au langage. Le ressassement et l’épuisement des mêmes formules se détachent peu à peu de l’autoconviction pour acquérir une matérialité culminant dans le chant, que la maladresse affichée préserve de tout caractère ornemental, ramenant le chant à son statut de discours (télévisé en l’occurrence).

 

Deuxièmement, le formidable acte de foi envers la puissance du cinéma, via la télédiffusion du Docteur Jivago. L’instant de communion suspendant tous les acteurs dans un même élan, tendus vers un film vu et revu, est toujours un des plus beaux hommages à ce qui devrait être au coeur de chaque film. Bel idéal démocratique pour ce cinéaste refusant de partir battu face à la vulgarité ambiante.

 

 

 

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