Dernier numéro

Abdellatif Kechiche, n° 43, printemps 2020

Suppléments en ligne

Le médium vidéoludique comme (générateur de) discours : retour sur le colloque international « Les langages du jeu vidéo »(06/20)La représentation de la masculinité dans les films américains ou comment dépasser le clivage entre les genres. Compte rendu de Charles-Antoine Courcoux, Des machines et des hommes : masculinité et technologie dans le cinéma américain(06/20)Une guerre sur les écrans ? Le cinéma en Suisse et la Première guerre mondiale. Compte rendu d’Adrian Gerber, Zwischen Propaganda und Unterhlatung. Das Kino in der Schweiz zur Zeit des Ersten Weltkriegs(06/20)Vues imprenables sur la critique ou quand des journalistes écrivent leur propre histoire. Compte rendu de Philipp Brunner, Tereza Fischer, Marius Kuhn (éd.), Freie Sicht aufs Kino. Filmkritik in der Schweiz(06/20)Festen (Cyril Teste, 2017), la fusion de deux arts(06/20)Voir tous les articles

Rubrique Suisse

Archives (11)Compte rendu (DVD, livres) (29)Critique de films (77)Entretiens (14)Festival (35)Politique et institutions (13)Voir tous les articles

Anciens numéros

Cinéma ethnographique, n° 40-42, automne 2019Jeu vidéo et cinéma, n° 39, automne 2018Lionel Rogosin, n° 37-38, automne 2017
printemps 2018
Cinéma de re-montage, n° 34-36, automne 2016
printemps 2017
Séries télévisées contemporaines, n° 32-33, printemps 2016Education au cinéma, n° 31, automne 2015René Vautier, n° 29-30, printemps 2015Arnaud Desplechin, n° 28, automne 2014Drones, cartographie et images automatisées, n° 26-27, printemps 2014Werner Herzog, n°25, automne 2013Le doublage, n° 23-24, printemps 2013Cinéma élargi, n° 21-22, hiver 2012Dossier: Peter Watkins, n°20, printemps 2012Autour d'Elephant de Gus Van Sant, n°19, automne 2011Mario Ruspoli et le cinéma direct, n°18, printemps 2011Les abîmes de l'adaptation, n°16-17, automne 2010Raoul Ruiz, n°15, automne 2009Cinéma et migration, n°14, printemps 2009Anna Sanders Films, cinéma et art contemporain, n° 13, automne 2008Fredi M. Murer, n° 12, printemps 2008Terrence Malick, n° 11, automne 2007La trilogie de Dieu de João César Monteiro, n° 10, printemps 2007Le monde de Star Wars, n° 8-9, automne 2006Stephen Dwoskin, n° 7, printemps 2006Train et cinéma, n° 6, automne 2005David Lynch, n° 4-5, printemps 2005Hitchcock côté cour, n° 3, printemps 2004Le hors-champ, n° 1-2, automne 2003

Présence du cinéma syrien

Auteur: 
Appelt


Présence du cinéma syrien


Par Nicolas Appelt

 

De façon presque concomitante, le Festival international du film oriental de Genève (FIFOG) et le Festival international du film de Fribourg (FIFF) ont accueilli, à des degrés différents, des films syriens au sein de leur programmation. Ce choix revêtait une importance particulière dans la mesure où, depuis mars  2011, la Syrie s’enfonce toujours plus dans un conflit meurtrier et dévastateur. Préalablement, il est peut-être utile de rappeler qu’avant le début de la révolte, la production cinématographique syrienne était supervisée par l’Etat, et plus précisément, depuis 1964, par l’Organisation générale du cinéma (OGC)1. Etrange paradoxe : l’expression cinématographique en Syrie a connu, durant une période de violence extrême, une phase de liberté qu’elle n’avait pas connue pendant des décennies.

         Ainsi, pour sa dixième édition, le FIFOG a projeté deux longs métrages, La Nuit (1992) et Passion (2005), du réalisateur Mohammad Malas qui participait à une table ronde intitulée : « La Syrie ensanglantée : que peut faire le cinéma ? ».

            Des éléments de réponse ont été apportés au FIFF où, fort de la carte blanche qui lui a été accordée, le réalisateur Oussama Mohammed (Eau argentée, 2014), a rassemblé une quarantaine de courts et longs métrages, films d’animation ou encore courts métrages anonymes. Que cela soit au niveau du discours et des thématiques, ou sur le plan esthétique, la question de la résistance constitue l’un des principaux fils conducteurs de l’ensemble de ces films. Précisons que la diffusion de ces films au propos subversif, virulent contre le régime pour les documentaires tournés après mars  2011, est rendue possible par les festivals à l’étranger, éventuellement par une sortie en salles dans des pays occidentaux, à l’instar d’Eau argentée, et par internet, mais, évidemment, en aucun cas, par une distribution en salles en Syrie. De plus, contrairement à ce qu’il est possible de voir sur les chaînes de télévision au Moyen-Orient qui diffusent des séries, tournées à l’intérieur...

 

1Pour un panorama complet des transformations du système de production en Syrie, se référer à Cécile Boëx, « La création cinématographique à la lumière du mouvement de révolte : nouvelles pratiques, nouveaux récits », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no  134, 2013.

[A]