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Apprivoiser le temps, contrôler l’espace : David Claerbout au Mamco

Auteur: 
Papakonstantis

 

Apprivoiser le temps, contrôler l’espace : David Claerbout au Mamco

 

Par Achilleas Papakonstantis

 

La rétrospective qu’a consacrée le Mamco (Musée d’art moderne et contemporain de Genève) à David Claerbout, du 10  juin au 13  septembre 2015, a permis de découvrir plusieurs œuvres de cet artiste belge reconnu depuis le milieu des années  1990 dans le champ de l’art contemporain. Son travail imposant et récent nous invite à faire l’expérience d’objets au statut paradoxal, situés aux croisements de la photographie, de l’art vidéo et de l’infographie. Plutôt que de suivre pas à pas les œuvres exposées, nous voudrions insister sur certaines constantes qui les traversent. Ainsi, l’ambition de ce compte rendu n’est pas d’offrir une description linéaire de l’exposition, mais de revenir de manière réflexive sur certaines particularités esthétiques, voire techniques, qui nous semblent marquantes. Nous articulerons un certain nombre d’hypothèses de lecture en inscrivant les œuvres au sein de leurs dispositifs de production et de monstration, en prenant en compte la place et la fonction du spectateur/visiteur.

         Cette exposition monographique s’inscrit de plain-pied dans une période caractérisée par l’ouverture de la culture muséale à l’image en mouvement, tendance manifeste également en Suisse et ce de manière de plus en plus fréquente depuis les années  2000. Effectivement, le travail de Claerbout implique certains croisements entre le champ de l’art contemporain et celui du cinéma, au point que d’aucuns le définissent « comme une sortie du cinéma, un après-cinéma, ou encore comme de la photo-vidéo »1. Si le titre même de l’exposition, Performed Pictures2, suscite des débats nominalistes (« images performantes », « art performatif », « happening », etc.), les œuvres elles-mêmes affichent leur caractère conceptuel, s’offrent à la contemplation et donnent tant de prises à l’analyste qu’il ne serait pas exagéré de postuler que leur lieu propre est celui de l’écriture théorique. ...

 

1Elisabeth Chardon, « Exposé à Genève, David Claerbout étire et mêle le temps des images », Le Temps, 11  juin 2015.

2Voir la page web officielle de l’exposition, www.mamco.ch/artistes_fichiers/C/claerbout.html.

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